Depuis novembre 2017, Karine Miquet éducatrice spécialisée à SOLFA à la Maison d’Enfant à Caractère Sociale (MECS) de Spriet Mons, travaille avec Amélie Duriez, Assistante de direction à Nocibé autour d’un projet d’estime de soi. Très soucieuse d’impliquer les jeunes femmes accueillies à Spriet dans cette action, l’équipe éducative a invité Amélie à passer une soirée avec elles.

Retour sur la rencontre entre ces deux professionnelles et leur soirée du 14 février à Spriet.

  • K.Miquet : Amélie, as-tu passé une bonne soirée ? Qu’est-ce qui t’a le plus marqué ?

J’ai passé une excellente soirée, chaleureuse, gaie et enrichissante. Les échanges avec les jeunes femmes m’ont semblé faciles, drôles parfois, teintés de gravité de temps en temps aussi. J’ai été surprise de l’apparente facilité avec laquelle elles se sont livrées. J’ai beaucoup aimé leur spontanéité !

  • A.Duriez : Et toi, Karine, as- tu passé une bonne soirée le 14 février dernier ?

J’ai passé une excellente soirée, oui !  J’avais même hâte qu’elle ait lieu. Je souhaitais ardemment cette rencontre entre les jeunes filles et toi. Dans cet esprit de rencontre justement, de découverte réciproque. Tout comme toi, j’ai ressenti de la spontanéité, de l’intérêt, de la chaleur, de la confiance, de la gaieté, de la gravité aussi, de l’humour, et beaucoup de sincérité de part et d’autre. La confiance fut telle que des jeunes filles ont demandé des stages et même de participer concrètement à des actions au sein de Nocibé. Je ne m’y attendais pas forcément. Et ce fut agréable que cet esprit d’ouverture réciproque existe concrètement

  • A.Duriez : J’ai découvert cet environnement de travail notamment lors de cette soirée. Si tu devais donner trois mots pour définir ton métier, quels seraient-ils ?

Je ne suis pas réputée pour mon écriture synthétique, et définir ce métier en 3 mots, c’est compliqué, tant les champs d’action sont vastes. Pour autant, je vais te donner trois mots (groupes de mots plutôt…) qui m’accompagnent et rythment mon action depuis que j’ai décidé d’être éducatrice spécialisée : respect, adaptation réciproque, accompagnement co-construit.

 

  • A.Duriez : Et qu’est-ce qui te plaît le moins et le plus dans ton travail ?

C’est une question difficile… Parce que je ne parlerai pas de plaisir ou de déplaisir mais plutôt en termes de difficultés. Ce qui me pèse parfois, c’est la difficulté d’harmonisation des pratiques, le manque d’humilité et la volonté de « réussir » à tout prix, le manque de temps pour inscrire des actions dans la durée et pouvoir les réajuster en fonction de l’évolution des personnes. Je suis farouchement attachée à la notion d’humilité professionnelle et à la nécessité d’accompagner, d’être présent, d’étayer, mais de ne pas se substituer. Et là mon plaisir, s’il en est, c’est quand je constate que la construction du projet est commune et que les jeunes femmes s’approprient les choses. C’est en cela que l’action de mécénat du FDD me parait importante et novatrice : rencontre et ouverture réciproque, co-construction de projets.

  • K.Miquet : Justement Amélie, qu’est-ce qui te plaît en tant que salariée de Nocibé dans l’aventure du Fonds de dotation de SOLFA ?

Lorsque cette mission m’a été proposée, j’ai accepté sans hésitation ! L’univers de l’entreprise est en effet souvent un peu fermé et axé sur le business (et c’est normal). Collaborer avec Solfa me donne le sentiment de revenir vers des choses essentielles.

  • K.Miquet : Pour terminer, que retiens-tu de notre rencontre ?

A chaque fois que je t’ai rencontrée Karine, j’ai été marquée par ton « humanité ». Je te trouve extrêmement chaleureuse, et surtout attentive à l’autre et à ses réactions ou besoins. Je suis également impressionnée par ta capacité à donner de ton temps et de ton énergie aux autres. Ta disponibilité aux autres est remarquable à mes yeux !